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Comment les Archives conservent-elles et restaurent-elles leurs fonds ?

Les Archives ont pour mission essentielle d’assurer une conservation optimale des documents contenus dans les fonds. Deux axes de travail entrent dans cet exercice : la conservation préventive et la restauration. La première consiste à limiter l’apparition de dégradations, alors que la seconde intervient précisément sur ces dégradations.

La conservation préventive vise à réunir les meilleures conditions environnementales pour chaque document, selon sa nature et sa destination.
Pour cela, les magasins dans lesquels sont stockés les fonds sont contrôlés :

  • les matériaux de construction, ainsi que les rayonnages, sont choisis ininflammables, hydrofuges et imputrescibles ;
  • la stabilité thermique, +/- 18°C pour la majorité des supports ;
  • la stabilité hygrométrique, +/- 55% d’humidité pour les supports papier par exemple ;
  • une circulation d’air adéquate ;
  • l’éclairage, néfaste à cause des ultraviolets - effet photochimique -, et des infrarouges - dégagement de chaleur – est également adapté ;
  • surveillance constante pour éviter toutes infestations d’insectes ou de rongeurs.

Outre ces conditions générales, des mesures peuvent être prises au cas par cas :

  • un conditionnement individuel : boîtes en carton neutre ou en polypropylène, protégeant de la poussière, de la lumière, des chocs et de l’environnement ambiant, et/ou étuis en polyester transparent ;
  • une reliure pour consolider des documents brochés ou des périodiques ;
  • la numérisation et le microfilmage protègent les originaux de toutes manipulations abusives ; ces procédures concernent surtout des documents trop fragiles ou très fréquemment communiqués.

La restauration consiste quant à elle à traiter un document endommagé pour arrêter les dégradations toujours en cours et le rendre manipulable ; il s’agit souvent de documents ayant une grande valeur patrimoniale.
Les traitements seront adaptés aux différents cas :

  • désinfection à l’oxyde d’éthylène pour des infections ou des infestations ;
  • désacidification à l’hydroxyde de calcium pour ralentir le vieillissement d’un papier ;
  • dépoussiérage et nettoyage à sec ou lavage pour des documents papier ou parchemin, au savon de sellerie et à la cire pour les cuirs de reliure… ;
  • la « petite restauration » s’applique pour des documents dans un bon état général mais qui présentent quelques déchirures, une pièce de titre décollée, etc. ;
  • défroissage ou remise à plat pour rendre lisible un document ;
  • doublage de documents fragilisés au papier japon, comblage de lacunes ;
  • etc.…

Sur la quantité de documents endommagés, choisir les chantiers prioritaires n’est pas toujours simple. Quelques critères permettent une première sélection :

  • valeur patrimoniale du document ;
  • destination – sera-t-il fréquemment manipulé, exposé, … ? ;
  • fragilité du support ;
  • ampleur des dégradations ;
  • perte probable et imminente d’informations ;
  • contagion possible – moisissures…

Les Archives des Hautes-Alpes ont leur propre atelier de restauration, géré par une restauratrice. Cependant, la quantité de documents nécessitant des soins est telle que les Archives poursuivent leur collaboration avec des ateliers extérieurs.
Enfin, qu’il s’agisse des travaux de l’atelier interne, ou de celui des sous-traitants, la restauration s’effectue toujours à l’aide d’outils et de matériaux adaptés, particulièrement pour les papiers et cartons, les colles, les teintures, etc. qui répondent à des normes de conservation prescrites par la Direction des Archives de France. Les règles sont en effet très strictes dans ce domaine, car une mauvaise restauration est souvent plus désastreuse que l’absence même de restauration.

© Archives départementales des Hautes-Alpes - Crédits

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Les registres de l'état-civil jusqu'en 1934 seront consultables en salle de lecture ŕ partir du 19 avril 2010.

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